Sur le même principe que le chemin de lecture de Cauterets, qui invite à découvrir le village à travers son histoire et son architecture, le parcours Au fil de l’eau propose une immersion dans l’univers de cet élément si précieux à Cauterets : l’eau.

Ici, elle est partout — en cascade, en torrent, en vapeur, en source thermale ou en glace éternelle.
Au gré du sentier, laissez-vous guider par le murmure de l’eau et découvrez toute la richesse et l’histoire de cette eau aux mille visages : eau thermale, eau glaciaire, eau vive…

français

Cauterets à travers l’eau

1/ place maréchal foch

Dans tout le village, l’eau du robinet provient de deux sources captées à la Fruitière, en vallée du Lutour. Ce captage très en amont de Cauterets induit une forte pression dans les tuyaux avec un effet de bulles et d’opacité qui pourrait laisser penser que l’eau est calcaire. Il n’en est rien.

Cette eau que bon nombre de citadins nous envient coule en abondance et l’absence de compteurs jusqu’à une période récente n’incitait pas à une modération désormais de mise : dans nos vallées épargnées fort longtemps, on observe comme ailleurs une nette diminution des débits.

L’abondance apparente de cette ressource ne doit pas en faire oublier la vulnérabilité.

Illustration : vallée du Lutour- édition photo Quinault Lourdes vieille passerelle DT editeur Lourdes

Illustration : Schéma des sources de la Raillère par Pierre Urbain (entre 1927 et 1948)  – extrait du livre Cauterets thermal, au fil de l’histoire du Docteur René Flurin

L’eau thermale, une ressource énergetique non négligeable

2/ place de la mairie

L’hiver, cette fontaine est alimentée en eau thermale en provenance de la Raillère ; elle permet de chauffer les bâtiments publics de la mairie, de l’office de la montagne ainsi que l’eau et l’air de la piscine municipale.

Outre ses vertus thérapeutiques, cette eau est plus que jamais une ressource aux potentiels multiples que les évolutions techniques permettent de valoriser au mieux.

Evolution du patrimoine bâti

3/ La passerelle du gave

Le mot gave est un hydronyme très ancien appartenant à une langue parlée par les peuples en place dans les Pyrénées avant la conquête romaine. Il n’est utilisé qu’en Bigorre et Béarn.

En aval, le pont de la Gelle, devenu place de la mairie est un exemple représentatif de l’impact de l’homme sur des cours d’eau parfois contraignants puisque, jusqu’à la fin du XIXème siècle, seule une passerelle reliait les deux rives du torrent ; or c’est pour promouvoir le Cauterets thermal et ses grands hôtels que fut décidée la couverture du gave en 1879.

Cette transformation drastique du paysage à des fins économiques n’est pas sans répercussions : en attestent les différentes crues qui au cours des dernières décennies requirent des travaux considérables.


le thermalisme en majesté

4/ L’esplanade des oeufs

Cet imposant édifice abritait les anciens thermes des Oeufs, nom qui faisait sans doute référence à l’odeur d’œuf pourri de leurs eaux sulfureuses.

Dédiés aux soins des affections ORL et en service de 1869 aux années 1930, ils comptèrent parmi les établissements les plus importants d’Europe.

À l’arrière du bâtiment, à l’emplacement de la piscine actuelle, un bassin de natation était alimenté par une eau thermale si chaude qu’il était déconseillé aux baigneurs de s’immerger plus d’une demi-heure.

Illustration : la piscine de Cauterets en 1937  – ©Fonds Photographique Alix (Ville de Bagnères-de-Bigorre)

Signe des temps, sa vocation thérapeutique première a évolué vers un usage ludique et de loisirs, faisant place à une piscine municipale en eau thermale refroidie, puis en eau de ville chauffée par échange thermique avec l’eau thermale.

Ici encore, les usages de l’eau évoluent, induisant une reconfiguration des lieux.

On pressent là la différence entre jouir d’une ressource brute à peine transformée et maîtriser celle-ci avec les évolutions techniques à des fins d’exploitation.

Un frigo grandeur nature… autrefois

5/ La rue de pauze

Ce couloir vertigineux qui, du sommet du Péguère, se remplissait de neige chaque hiver porte le nom de Glacière. Ce toponyme semble aujourd’hui peu justifié. Cette dernière permettait autrefois aux hôtels de s’approvisionner en glace grâce à des porteurs cheminant sur des sentes à peine tracées et glissantes.

Il y a plus d’un siècle, la neige s’accumulait l’hiver dans le couloir de la Glacière, au-dessus du bâtiment du cinéma et y persistait l’été. Ce n’est dorénavant plus le cas et c’est à l’œil nu que l’on observe ce recul, indicateur de l’évolution du climat.

Quelques poches de neige sommitales peuvent toutefois crever en avalanches, d’où la construction dans les années 70 d’une suite de glissières aboutissant à un paravalanche indispensable pour sécuriser la route de la Raillère.



Vertus domestiques et thérapeutiques des eaux thermales

6/ le lavoir du village

Ce lavoir tient son nom des thermes de Pauze, situés en amont, à l’aplomb des thermes de César. Il fut utilisé jusque dans les années 60, alimenté par de l’eau thermale puis de l’eau froide.

Les thermes de Pauze, aujourd’hui désaffectés, furent exploités jusque dans les années 70 et tinrent aussi lieu de douches et de bains publics pour les villageois. Les eaux spécifiques de Pauze et César, aux vertus dermatologiques, furent utilisées jusque dans les années 90 pour l’élaboration de produits cosmétiques valorisés par la Compagnie des spécialités pyrénéennes qui fabriquait et commercialisait sur place.On constate la transformation de l’usage de l’eau à des fins domestiques et d’hygiène essentielles en une exploitation économique en phase avec la consommation moderne gourmande de produits cosmétiques et autres ressorts du bien-être.

"Par le conseil des médecins à ce moi de May s'en va aux Bains de Cauterets où il se fait tous les jours des choses merveilleuses."


7/ la convergence des eaux thermales

Bien avant l’engouement pour les sports d’hiver, Cauterets connut l’affluence touristique grâce aux vertus de ses eaux thermales, ce qui entraîna son urbanisation et son développement économique.

Au sein des Néothermes, devenus les thermes du Rocher, le pavillon Itard, du nom de l’un des précurseurs de la médecine thermale, était voué aux soins prodigués par les médecins telles les douches pharyngiennes et autres insufflations.

On comptait dans les années 80 pas moins de dix-neuf cabines de pratiques médicales. Dorénavant, les cures se font à l’établissement César avec la double orientation ORL et rhumatologie*.


le choix de l’assèchement

8/ Le théâtre de la nature

Jusqu’en 1972, année de construction des terrains de tennis, l’eau coulait de toutes parts dans ce qui est aujourd’hui le parc municipal du Théâtre de la nature ; une source jaillissait au niveau du piton rocheux de l’antenne*.

 L’actuel camping des Glères (gravières en occitan) recueillait également les ruissellements provenant du haut du village. Ce terrain très humide que le gave voisin rendait sablonneux était propice à la présence de cressonnières sauvages qui furent exploitées durant des décennies au siècle dernier.

A partir de 1947, les propriétaires des lieux commencèrent à accueillir des campeurs qui installaient leurs tentes entre les parcelles cultivées.

L’économie et le paysage sont liés. Si l’homme peut laisser l’eau occuper l’espace, c’est le plus souvent  pour en tirer partie.

Ici c’est vers l’assèchement que la balance économique, liée au tourisme, a penché, façonnant un paysage bien différent de celui

sculpté par la nature.

Illustration : Une ancienne cressonnière encore visible sur le haut du quartier Cancéru – Aquarelle Clément Aquilina 

*désormais canalisée et souterraine, sa résurgence est visible du départ de la voie verte


la gestion des risques de crues


9/ la galerie aladin

À cet endroit, les premiers aménagements du gave datent de la construction du complexe hôtelier et de la galerie reliant l’avenue Leclerc à la rue de Belfort, au milieu des années 80.

En vertu du principe de gestion des crues, ces travaux visaient à accélérer le débit de l’eau dans les étranglements et le ralentir ensuite pour limiter l’érosion des berges – accélération au niveau de la galerie puis ralentissement à partir du pont de l’école -. 

La dernière grande crue de 2013 nécessita de nouvelles adaptations à grand renfort d’empierrements et autres seuils dans le gave. 

En effet, contraindre l’eau n’est pas anodin et les conséquences peuvent être dévastatrices.


D’une conscience verte à la santé bleue

10/ Avenue du mamelon vert

Si le gave de Cauterets se nourrit en grande partie des cours d’eau du Lutour et du val de Jeret, il est largement alimenté par le réseau hydrographique du Cambasque, plateau fréquenté autrefois par les bergers basques qui y établissaient leurs campements d’estive. 

Afin de préserver ses berges, des enrochements furent réalisés au fil des ans ainsi que l’arrachage périodique d’espèces invasives tels les buddléias de David. On y observe, outre les truites friandes de ses eaux froides et pures, une grande biodiversité dont le Cincle plongeur et plus en amont l’Euprocte des Pyrénées

La préservation d’un torrent n’est pas uniquement affaire de paysage et de biodiversité. C’est aussi la reconnaissance des services rendus par la nature, en l’occurrence la régulation des risques de crues, mais également le maintien d’îlots de fraîcheur accessibles à tous avec un effet avéré sur la santé globale : le concept de santé bleue, loin d’être une mode aux contours informes, s’appuie désormais, et de sérieuses études l’étayent, sur un socle scientifique rigoureux.


English

Cauterets through the waters

1/ Maréchal foch square

Throughout the village, drinking water is drawn from two springs of La Fruitière, in the Lutour valley.

This water collected upstream from Cauterets causes high pressure in the pipes creating bubbles and an opacity effect that might suggest the water is hard, when in fact it is not.

This water that many city dwellers envy flows abundantly. The absence of meters until recently did not encourage the moderation that is now necessary and if our valleys were spared for a very long time, we now observe, as elsewhere, a marked decrease in flow rates.

The apparent abundance of this resource must not make us forget its vulnerability.

Illustration : Lutour valley- photo edition Quinault Lourdes.
Old footbridge DT editeur Lourdes

Illustration : Diagram of the sources of La Raillère by Pierre Urbainn(between 1927 and 1948) – excerpt from Cauterets thermal, au fil de l’histoire by Doctor René Flurin

Thermal water, a significant energy resource

2/ Town hall square

In winter, this fountain is fed with thermal water from La Raillère; this water allows the heating of public buildings such as the town hall, the mountain office, as well as the
water and air of the municipal swimming pool.

Besides its therapeutic virtues, this water is now more than ever a multi-purpose resource maximised by technical evolutions.

architectural heritage evolution

3/ The gave footbridge

The word ‘gave’ is a very old hydronym belonging to a language spoken by the
people that settled in the Pyrenees before the Roman conquest. It is only used in
Bigorre and Béarn.

The word ‘gave’ is a very old hydronym belonging to a language spoken by the
people that settled in the Pyrenees before the Roman conquest. It is only used in
Bigorre and Béarn.
Downstream, the Gelle bridge, which became the town hall square, was a typical
example of human impact on rather constraining waterways. Until the end of the
19th century, a single footbridge connected the two banks of the torrent, so the
covering of the gave was decided in 1879 to promote thermal Cauterets and its
grand hotels.
This drastic transformation of the landscape for economic purposes is not without
repercussions, as evidenced by the various floods which required major
construction works in recent decades.


Grandeur of thermal spas

4/ L’esplanade des oeufs

This imposing building was home to the former Oeufs thermal baths, a name that probably referred to the rotten egg smell of
their sulfurous waters.


Dedicated to treating ENT conditions and in service from 1869 to the 1930s, they were among the most important establishments
in Europe.

At the back of the building, where the current swimming pool stands, a basin was fed by thermal water so hot that bathers were advised not to immerse themselves for more than half an hour.

Illustration : Cauterets swimming pool in 1937 – © Alix Photographic Collection (City of Bagnères-de-Bigorre)

As a sign of the changing times the primary therapeutic purpose evolved toward recreational and leisurely use. This place became a municipal pool filled with cooled thermal water, and now uses tap water heated by heat exchange with the thermal water. Here again, water use has evolved, leading to a reconfiguration of the premises.
One can sense the difference between enjoying a raw resource that is barely
transformed and mastering it with technical evolutions for exploitation purposes.


a life-size fridge…in times past

5/ pauze street

This vertiginous couloir, La Glacière, filled with snow that slid from the summit of the Péguère each winter. This toponym doesn’t apply nowadays, but La Glacière once allowed hotels to stock up on ice thanks to porters who trundled on barely marked and slippery paths.
More than a century ago winter snows accumulated in the Glacière couloir above the cinema building and persisted into summer. As an indicator of climate change, this phenomenon is no longer happening and one can observe its retreat with a naked eye.
However, some pockets of snow at the summit can still burst into avalanches. In the 1970s, the construction of a series of security nets leading to an avalanche chute were essential for securing the Raillère road.


domestic and therapeutic virtues of thermal
waters

6/ The village wash house

This wash house takes its name from the Pauze thermal baths, located upstream, directly above the César baths. It was used until the 1960s, fed with thermal then cold water.
Now closed, the Pauze thermal baths operated until the 1970s and also served as showers and public baths for the villagers. The waters of the Pauze and César baths have dermatological virtues and were used until the 1990s by the Compagnie des spécialités pyrénéennes for developing cosmetic products , which were manufactured and sold on site.
One can observe the transformation of water use for essential domestic and hygiene purposes into economic exploitation in line with modern consumption’s appetite for cosmetic products and other mechanisms of well-being.

"Par le conseil des médecins à ce moi de May s'en va aux Bains de Cauterets où il se fait tous les jours des choses merveilleuses."

Les Bains du Rocher ont aujourd’hui une vocation de spa, illustration d’une tendance sociétale axée sur le bien-être et la détente et gage de la pérennité du patrimoine.

*Les thermes des Griffons à la Raillère proposent également des soins de rhumatologie à certaines périodes.


7/ where the thermal baths meet

Long before the craze for winter sports, Cauterets experienced a tourist boom thanks to
the virtues of its thermal waters and it led to urbanization and economic development.
The Pavillon Itard is located within the Néothermes which later became the Rocher Thermal Baths. Named after one of the pioneers of thermal medicine, it was dedicated to treatments such as pharyngeal showers and other insufflations provided by doctors.
In the 1980s there were no fewer than nineteen treatment rooms. Now, therapies take place at the César establishment with the dual focus on ENT and rheumatology*.
The Rocher thermal baths now serve as a spa and illustrate a societal trend focused on well-being and relaxation that guarantees the longevity of this heritage.

The Griffons thermal baths at la Raillère also offer rheumatology treatments at certain times.


Choosing the drainage

8/ The theatre of nature

Until 1972, the year the tennis courts were built, water flowed everywhere in what is today the Theater of Nature municipal park. A spring spurted near the rocky outcrop of the antenna*.
The current Glères campsite (gravel pits in occitan) also received the upper village runoff. This very humid ground, turned sandy by the neighbouring gave, favoured the presence of wild watercress beds that were farmed for decades during the previous century.


Starting in 1947, the landowners began to host campers who pitched their tents between the cultivated plots.

Economy and landscape are connected. If people let water take up space, it is most often to make good use of it. In the case of the park and campground, the tourism tied economic balance has leaned toward shaping a landscape that greatly differs from the one sculpted by nature.

Illustration : An old watercress bed still visible from the upper part of the Cancéru neighbourhood -Watercolor by Clément Aquilina

*now drained underground, its resurgence is visible from the start of the greenway


flood risk management

9/ Aladdin’s gallery

At this location in the mid-1980s, the first stream management work started with the construction of the hotel complex and the gallery connecting Leclerc Avenue to Belfort Street.


Under the principle of flood management, this work aimed to accelerate the water flow in the narrows near the gallery and then slow it down to limit bank erosion from the school bridge onward.


The last major flood of 2013 required new adaptations with an extensive use of rip-raps and other weirs in the stream.
Indeed, constraining water is not benign and the consequences can be devastating.


from green awareness to blue health

10/ MAMELON VERT AVENUE

While the Cauterets gave is fed largely by the waterways of Lutour and the Jeret valley, it is also supplied by the hydrographic network of Cambasque, a plateau once frequented by Basque shepherds who established their summer camps there. In order to preserve its banks, rip-raps were used over the years and invasive species such as David’s buddleia were removed periodically.

Besides trout that
are fond of its cold and pure waters, we can observe great biodiversity including the Dipper, and further upstream, the
Pyrenean Brook Salamander.

The preservation of a mountain stream is not solely a matter of landscape and biodiversity. It also means recognizing the services provided by nature, such as reducing the risk of floods and maintaining freshness islands accessible to all, with a proven effect on overall health.

The concept of blue health, far from being a shapeless trend, is now supported by a rigorous scientific foundation that serious studies corroborate.


Español

Claro como el agua del manantial

1/ Plaza maréchal foch

En todo el pueblo, el agua del grifo proviene de dos fuentes captadas en la Fruitière, en el valle de Lutour. Esta captación, que se hace río arriba de Cauterets, genera una fuerte presión en las tuberías causando un efecto de burbujas y opacidad que podría
hacer pensar que el agua es calcárea. No es así.
Esta agua, que tantos urbanitas nos envidian, fluye en abundancia y la ausencia de contadores hasta hace poco no invitaba a una moderación que ahora es necesaria: se observa en todos sitios una clara disminución de los caudales, incluso en nuestros valles, que habían permanecido preservados durante mucho tiempo.

La abundancia aparente de estos recursos no debe hacer olvidar su vulnerabilidad.

Ilustración : Valle de Lutour- edición de imagen Quinault Lourdes
Pasarela vieja DT editeur Lourdes

Ilustración : Esquema de las fuentes de la Raillère por Pierre Urbain (entre 1927 y 1948) – extracto del libro Cauterets thermal, au fil de l’histoire del Doctor René Flurin

El agua termal, un recurso energético significativo

2/ Plaza del Ayuntamiento

En invierno, esta fuente se alimenta con agua termal proveniente de la Raillère; esta agua permite calentar los edificios públicos del ayuntamiento, de la oficina de montaña, así como el agua y el aire de la piscina municipal.

Además de sus virtudes terapéuticas, esta agua es más que nunca un recurso de potencial múltiple que las evoluciones técnicas permiten valorizar de la mejor manera.

Evolución del patrimonio arquitectónico

3/ La pasarela del Gave

La palabra “gave” es un hidrónimo muy antiguo que pertenece a una lengua hablada por los
pueblos establecidos en los Pirineos antes de la conquista romana.

Solo se utiliza en Bigorre y Béarn.

Río abajo, el puente de la Gelle, convertido en plaza del ayuntamiento, es un ejemplo representativo del impacto humano sobre cursos de agua a veces complicados: hasta finales del siglo XIX sólo existía una pasarela que conectaba las dos orillas del torrente; fue para promover el Cauterets termal y sus grandes hoteles que se decidió la cubierta del gave en 1879.

Esta transformación drástica del paisaje con fines económicos no está exenta de
consecuencias como lo atestiguan las diferentes crecidas que en el transcurso de
las últimas décadas han requerido obras considerables.


El termalismo en majestad

5/ la esplanade des oeufs

Este imponente edificio albergaba las antiguas termas des Oeufs, nombre que sin duda hacía referencia al olor a huevo podrido
de sus aguas sulfurosas.
Dedicadas a los cuidados de las enfermedades ORL y en servicio desde 1869 hasta los años 1930, figuraron entre los establecimientos más importantes de Europa.


En la parte trasera del edificio, en el lugar de la piscina actual, un estanque de natación era alimentado por un agua termal tan
caliente que se desaconsejaba a los bañistas sumergirse más de media hora.

Ilustración : La piscina de Cauterets en 1937 – ©Fondo Fotográfico Alix (Ciudad de
Bagnères-de-Bigorre)

Signo de los tiempos, su vocación terapéutica primera ha evolucionado hacia un uso lúdico
y de ocio, dando lugar a una piscina municipal con agua termal enfriada, y luego con
agua de la ciudad calentada por intercambio térmico con el agua termal.
Aquí también, los usos del agua evolucionan, llevando a una reconfiguración de los
lugares. Se entreve ahí la diferencia entre disfrutar de un recurso bruto apenas transformado y dominarlo con las evoluciones técnicas con fines de explotación.


Una nevera a tamaño natural… en otra época

6/ Calle de pauze

Este pasillo vertiginoso que, desde la cima del Péguère, se llenaba de nieve cada invierno lleva el nombre de Glacière. Este topónimo parece hoy poco justificado. Esta Glacière permitía a los hoteles, en tiempos pasados, abastecerse de hielo gracias a porteadores que caminaban por senderos apenas trazados y resbaladizos.
Hace más de un siglo, la nieve se acumulaba en invierno en el pasillo de la Glacière, por encima del edificio del cine, y persistía en verano. Ya no es el caso y es a simple vista que se observa este retroceso, indicador de la evolución del clima. Algunos montones de nieve en las cumbres pueden sin embargo desencadenar
avalanchas, de ahí la construcción en los años 70 de una serie de deslizaderas que desembocan en un paraavalanchas indispensable para asegurar la carretera de la Raillère.


Propiedades domésticas y terapéuticas de las aguas termales

7/ El lavadero del pueblo

Este lavadero debe su nombre a las termas de Pauze, ubicadas aguas arriba, encima de las termas de César.
Fue utilizado hasta los años 60, alimentado por agua termal y después por agua fría. Las termas de Pauze, hoy en desuso, fueron explotadas hasta los años 70 y también sirvieron de duchas y baños públicos para los lugareños. Las aguas específicas de Pauze y César, de virtudes dermatológicas, fueron utilizadas hasta los años 90 para la elaboración de productos cosméticos valorizados por la Compagnie des
spécialités pyrénéennes que fabricaba y comercializaba en las cercanías. Se nota la transformación del uso del agua con fines domésticos y de higiene esenciales en una explotación económica acorde con el consumo moderno ávido de productos cosméticos y otros elementos del bienestar.

Ilustración : Las termas de Pauze – colección municipal

"Par le conseil des médecins à ce moi de May s'en va aux Bains de Cauterets où il se fait tous les jours des choses merveilleuses."


7/ entre los bains du rocher y las termas

Mucho antes del fervor por los deportes de invierno, Cauterets conoció la afluencia
turística gracias a las virtudes de sus aguas termales, lo que conllevó su urbanización y su
desarrollo económico.
Dentro de las Neothermes, convertidas en las termas del Rocher, el pavillon Itard (bajo el apellido de uno de los precursores de la medicina termal) estaba destinado a los cuidados que prodigaban los médicos como las duchas faríngeas y otras insuflaciones.
En los años 80 se contaban nada menos que diecinueve cabinas de prácticas médicas. Hoy en día, las terapias se hacen en el establecimiento César con la doble orientación ORL y reumatología*.
Los Baños del Rocher hoy se dedican al spa, lo que ilustra una tendencia social orientada hacia el bienestar y la relajación y garantiza la sostenibilidad del patrimonio.

*Las termas de Griffons en la Raillère también proponen cuidados de reumatología
durante determinados períodos.


Eligiendo la desecación

8/ En el teatro de la naturaleza

Hasta 1972, cuando se construyeron las pistas de
tenis, el agua corría por todas partes en lo que hoy en día es el parque municipal del Teatro de la Naturaleza; una fuente brotaba al nivel del pitón
rocoso de la antena*.

El actual camping de las Glères (graveras en occitano) también recogía las escorrentías provenientes de la parte alta del pueblo. Este terreno muy húmedo que
el gave vecino volvía arenoso favorizaba el crecimiento de berros silvestres que se
explotaron durante décadas en el siglo pasado.
A partir de 1947, los propietarios del sitio empezaron a acoger a campistas que colocaban sus tiendas entre las parcelas cultivadas.

La economía y el paisaje están relacionados. Si el hombre puede dejar que el agua ocupe el espacio, será muy a menudo para usarla en su propio beneficio. La ley económica, vinculada al turismo, aquí ha elegido la desecación, modelando un paisaje muy diferente del esculpido por la naturaleza.

Ilustración : Antiguos campos de berros todavía visibles en la parte alta del barrio de Cancéru – Acuarela Clément Aquilina

*actualmente canalizada y subterránea, su resurgencia es visible desde la salida de la vía verde.


Gestionar los riesgos de crecidas

9/ Las galerías de Aladdín

En este lugar, las primeras obras de modificación del gave se remontan a mediados de los años 80, momento
de la construcción del complejo hotelero y de la galería que une la avenida Leclerc con la calle de Belfort. Debido al principio de gestión de las crecidas, estas obras tenían como objetivo acelerar el caudal del agua en los estrechamientos y luego disminuirlo para limitar la erosión de las orillas (aceleración a nivel de la galería y después ralentización a partir del puente de la escuela).
La última gran crecida de 2013 necesitó nuevas adaptaciones con recursos a empedrados y otros umbrales en el gave.
Sujetar el agua, en efecto, no es anodino y las consecuencias pueden ser devastadoras.

Ilustración : La avenida Leclerc antes de la construcción de la galería Aladin - ediciones de arte Yvon

De una conciencia verde a la salud
azul

10/ AVENIDA MAMELON VERT

Al gave de Cauterets le alimentan en buena parte los cursos de agua del Lutour y del valle de Jeret, pero se abastece también de la red hidrográfica del Cambasque, una meseta frecuentada antaño por los pastores vascos que establecían allí sus campamentos de verano. Para preservar sus orillas, se realizaron obras de escollera a lo largo de los años y se arrancaron especies invasivas como los arbustos de las mariposas (buddlejadavidii). Además de las truchas, ávidas de sus aguas frías y puras, allí se observa una gran biodiversidad que incluye el mirlo acuático y, más aguas arriba, el tritón pirenaico.

La preservación de un torrente no atañe únicamente al paisaje y a la biodiversidad. También permite reconocer los servicios prestados por la naturaleza: en este caso la regulación de los riesgos de crecidas, pero igualmente el mantenimiento de islotes de frescor accesibles a todos con un efecto comprobado sobre la salud global. El concepto de salud azul, lejos de ser una moda abstracta, se fundamenta ahora en una base científica rigurosa ya que estudios serios lo respaldan.


occitan

Ua aiga qui vié dera hont

1/ Plassa del maréchal foch

Per tot eth vilatge, er’aiga deth arrobinet qu’arriba de dus uelhs captats ena vadeta dera Hormatgèra, ena vath deth Lutor. Aqueth captar pro ad ensús de Cautarés qu’induseish ua pression hòrta ens tuièus dab un efèit de boishòrlas e d’opacitat qui poderé deishar pensar de qu’era aiga ei calcària. Totun arren de tau. Aquera aiga, que plan de ciutadans e ns’envejan, que chorra e l’abséncia de comptaders dinc a pòc non possava brica a ua moderacion d’ara enlà convenenta : peras nostas vaths longtemps esparnhadas, que vegem coma aulhors ua neta baishada deths debits.

Er’abondància aparenta d’aquera arressorsa no’n deu hèr desobligar era vulnerabilitat.

Illustracion : vath deth Lutor – edicion foto Quinault Lorda – palanca vielha DT editor Lorda

Illustracion : Esquèma deths uelhs der’Arralhèra per Pierre Urbain (entre 1927 et 1948) – tirat deth libe Cauterets thermal, au fil de l’histoire deu doctor René Flurin

Hont dera Maison comuna – Plaça dera Maison comuna

2/ Plassa de l’Ostal de Vila 

Er’aiga termau, ua arressorsa energetica de compte hèr

Eth ivèrn aquera hont que d’ei alimentada dab aiga termau der’Arralhèra ; aqueth captatge que permet subertot de cauhar eths bastiments publics dera maison comuna, deth ofici dera montanha atau coma er’aiga e eth aire dera piscina municipau.

En mes deras suas vertuts terapeuticas, aquera aiga que d’ei mes que james ua arressorça dab potenciaus multiples qu’eras evolucions tecnicas e permeten de valorar peth miélher.

Evolucion deu patrimòni bastit

3/ Lo ponton de Gave 

Eth mot « gave » que d’ei un idronime hèra ancian qui vié d’ua lenga parlada peths pòbles en plaça enas Pirenèas abans era conquista romana. Que s’emplèga en Bigòrra, en Bearn e sonque.

A capvath, eth pont dera Gèla, devengut plaça dera Maison comuna que d’ei un exemple representatiu deth impacte deth òmi sus arrius a bèths còps constrenhents puishque, dinc ara fin deth sègle XIXau, ua palanca soleta qu’arreligava eths dus costats deth gave ; e que d’ei entà promòver eth Cautarés termau e eths sués grans otèls de qu’estè decidit de plecar eth gave en 1879.

Aquera transformacion drastica deth paisatge a vistas economicas non s’ei hèita sense nat contracòp : atau que’n d’ei deths aigats qui ath briu deras darrèras annadas arrequerín tribalhs considerables.


Tèrmas vielhas – Er’esplanada deths ueus

4/ L’esplanade des oeufs

Aqueth bastiment majestuós qu’assobacava eras ancianas Tèrmas deths Ueus, per referéncia ath pudir a ueus coats deras loas aigas sulfurosas.

Dedicadas aths suenhs deras malaudias ORL e en servici de 1869 dinc aras annadas 1930, que comptèn entremiei eths establiments eths mes importants d’Euròpa.

Peth darrèr deth bastiment, la on d’ei era piscina actuau, un bacin de nadar que ièra alimentat per ua aiga termau tan cauta de que non ièra conselhat aths nadaires d’i demorar banhats mes de mieja-òra.

Signe deths temps, era sua vocacion terapeutica prumèra qu’a evoluat cap a un usatge ludique e taths lesers, hènt plaça a ua piscina municipau en aigas termaus arrefresquidas, puish en aiga de vila cauhada per escambi termique dab er’aiga termau.

Illustracion : era piscina de Cautarés en 1937 – ©Hons Fotografic Alix (Vila de Banheras-de-Bigòrra)

Ací encòra, eths usatges der’aiga qu’evoluan, indusint ua reconfiguracion deths lòcs.

Que s’i pressenteish ací era diferéncia entre eth gaudir d’ua arressorsa blossa tot juste transformada e eth mestrejar d’aquesta dab eras evolucions tecnicas en vistas d’expleitar-la.


Un frigo grandor natura… d’autes còps

5/ Pauze Carrièra

Aquera canau vertiginosa qui deth som de Peguèra ennà e’s pleava de neu cada ivèrn que l’apèran Glacèra. Aqueth toponime be sembla uei pòc justificat. En efèit aqueth endret que permetè, en temps, aths otèls d’aprovedir-se en glaç gràcias a portaires qui caminavan per tramadas juste traçadas e eslurrederas.

Se se’n dava era neu, mes d’un sègle a, dinc ath gave, en dessús deth bastiment deth cinema eth ivèrn, dab ua persistància eth estiu a ua cèrta altituda, non d’ei d’ara enlà mes eth cas e que vegem ath uelh aquera arreculada, indicatora der’evolucion deth climat.

Quauquas pòchas de neu somècas que pòden totun apotjar-se en lits, çò qui justifiquè enas annadas 70 era construccion d’ua cordada de tiras acabant en un paralit indispensable tà securizar era rota der’Arralhèra.


Vertuts domètjas e terapeuticas deras aigas termaus.

6/ La bugadièra del vilatge

Aqueth lavader que tié eth sué nom deras Tèrmas de Pausa, situadas capsús, ath dret deras Tèrmas Cesar.

Qu’estè emplegat dinc aras annadas 60, alimentat per aiga termau puish aiga hereda.

Eras Tèrmas de Pausa, uei desafectadas, que servín de dochas publicas e banhs entath monde deth vilatge cap ara madeisha epòca. Eras aigas especificas de Pausa e Cesar, deras vertuts dermatologicas, qu’estèn emplegadas dinc aras annadas 90 entar’elaboracion de productes cosmetiques avalorats pera Companhia deras especialitats pirenencas qui fabricava e comercializava sus plaça.

Que constatam era transformacion deth usatge deras aigas cautas per fins domesticas e d’igièna essenciaus en ua espleitada economica en acòrd dab la consomacion modèrna gormanda de productes cosmetiques e autes ressòrts deth benestar.

Illustracion : Eras Tèrmas de Pausa – colleccion municipau

« Peu conselh deus mètges aqueste mes de Mai que se’n va taus Banhs de Cautarés on se hèn cada dia causas meravilhosas. »


Les thermes ??

7/ A la jonccion dels banhs termals

Illustracion : establiment deras Neotèrmas - L.-M. Editor Lorda

Plan abans eth apassionament taus Espòrts d’ivèrn, Cautarés que coneishó er’afluéncia toristica gràcias aras vertuts deras suas aigas cautas, çò qui indusí era sua urbanizacion e eth sué desvelopament economic.

Ath sen deras Neotèrmas, vajudas Tèrmas deras Arròcas, eth ostalet Itard, deth nom deth precursor dera medecina termau, que ièra vodat aths suenhs prodigats peths medecins atau eras dochas faringianas e autas insuflacions.

Que comptavan peras annadas 80 quauque detzenat de cabinas. D’ara endavant, eras curas que’s hèn a l’establiment Cesar dab era dobla orientacion ORL e rumatologia.

Eths Banhs deras Arròcas qu’an uei ua vocacion de spa, illustracion d’ua tendéncia societau axada sus eth benestar e era destenta e gatge dera perenitat deth patrimòni.

*Eras Tèrmas deths Grifons en’Arralhèra que prepausan tanben suenhs de rumatologia a daubuns periòdes.


Era causida deth assecament

8/ Al teatre de la natura

Dinc a 1972, annada dera construccion deths terrenhs de tennís, er’aiga qu’arriulejava de pertot en çò qui d’ei uei eth parc municipau deth Teatre dera natura ; un uelh que chorrava ath dret deth malh der’antena*.

Eth actuau camping deras Glèras (cantèrs calhavuts deth Gave) qu’arreculhiva tanben eras arriulejadas deth cap deth vilatge. Aqueth terrenh aigassut qu’eth gave vesin e hasè sablarut que ièra propici taras creishonèras sauvatjas qui estèn espleitadas a tot long de decenias ath sègle passat.

A comptar de 1947, eths proprietaris deths endrets que comencèn a arcuélher campaires qui plantavan eras tendas entre eras pèças cotivadas.

Economia e paisatge que son ligats. Se dèisha, eth òmi, er’aiga a aucupar eth espaci que d’ei plan sovent tà ajudar-se’n.
Ací que d’ei cap ath assecament qui a penut era balança economica, ligada ath torisme, afaiçonant un paisatge beròi diferent deth de qui escultava era natura.

Illustracion : Ua anciana creishonèra tostemps vededera ath cap de Cancerú - Aquarèla Clément Aquilina
Illustracion : Ua anciana creishonèra tostemps vededera ath cap de Cancerú – Aquarèla Clément Aquilina

*canalizada d’ara enlà e sosterrana, era sua resurgéncia que’s vei ath partir dera Via verda…


Era gestion deths arrisques d’aigats

9/ Las galariás d’Aladin 

En aqueste endret, eths prumèrs amenatjaments deth gave que datan dera construccion deth complèxe ostalèr e dera galeria arreligant er’avenguda Leclerc ara carrèra de Belfort, ath debut deras annadas 80.

En vertut deth principi de gestion deths aigats, aqueths tribalhs qu’agevan per amira d’accelerar eth debit der’aiga ens estrangladers e d’alentí’u puish entà limitar er’erosion deras arribas : acceleracion ath nivèu dera galeria puish alentida a comptar deth pont dera escòla.

Eth darrèr gran aigat de 2013 que necessitè adaptacions navèras dab gran acompanhament d’empeiratge e autes sulhets en gave.

En efèit, constrénher er’aiga non d’ei un ahèr d’arren e eras consequéncias que pòden estar devastadoras.

Illustracion : er’avenguda deth generau Leclerc abans era construccion dera galeria Aladin - edicions d’art Yvon

D’ua consciéncia verda ara santat blua

10/ AVENIDA DEL MAMELON VERD

Si’s neureish en grana partida deths arrius deth Lutor e dera vath de Geret, eth gave de Cautarés, que d’ei tanben larjament alimentat peth hialat idrografic de Cambasco – platèu frequentat d’autes còps per aulhèrs basco qui i acabanavan.Entà preservar eras suas arribas, enrocaments qu’estèn realizats ath hiu deths ans, atau coma eth arringar dera espècia invasiva deths budleiàs de Dàvid. Qu’i observam, en mes deras trueitas aimadoras deras suas aigas heredas e blossas, ua grana biodiversitat dab eth mèrle d’aiga e mes capsús eth Eupròcte deths Pirenèus.

Illustracions : Mèrle d’aiga e Eupròcte deths Pirenèus - Dessenh Maëva Vignal

Preservar un arriu non d’ei solament un ahèr de paisatge e de biodiversitat ; que d’ei tanben er’arreconeishença deths servicis hèits pera natura, en l’ocurréncia era regulacion deths arrisques d’aigats, mès tanben eth mantié d’isclòts de frescura atenheders per tots dab un efècte averat sus era santat globau : eth concèpte de santat blua, luenh d’estar ua mòda deus limits infòrmes, que s’empara d’ara enlà, e estudis seriós qu’ac apiejan, sus un sòcle scientific rigorós.


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